Les femmes de la station

Sara Ishaq

  • Fiction
  • Yemen
  • 2026
  • 1h32
  • Tout public

Au Yémen, Layal gère une station-service exclusivement réservée aux femmes, un havre de paix dans un pays déchiré par la guerre. Les règles y sont simples : pas d’hommes, pas d’armes, pas de politique. Quand son tout jeune frère est mobilisé, Layal doit renouer avec sa sœur Shams. Ensemble, elles n’ont que quelques heures pour le sauver. Après avoir réalisé plusieurs documentaires sur la guerre, Sara Ishaq, pour sa première fiction, la laisse hors champ. En revanche, on l’entend, venant sans cesse perturber le cocon protecteur édifié par Layal. On ne nous précise pas la nature du conflit, ni où nous sommes, ni quand. Le film nous interpelle quant aux moyens de résistance que chacun peut trouver pour affronter le drame. Layal (« la nuit ») et Shams (« le soleil ») apportent chacune des réponses différentes, et l’humour de la communauté féminine semble un rempart pour ne pas sombrer. Interprétées par des actrices yéménites majoritairement non professionnelles, avec une méthode de travail préservant leur spontanéité, ces femmes sont vives et authentiques. Tout en étant fortement inspiré par le réel, Les femmes de la station ressemble à un conte que l’on prend beaucoup de plaisir à suivre.

Festival de Cannes – Semaine de la Critique

En partenariat avec le comité des fêtes de Saint-Restitut