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| Mercredi 15 octobre 2025 | |||
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| 21:15 | Frantz Fanon – Abdenour ZAHZAH – 22:46 (Algérie) |
Compétition longs métrages francophones | Cinéma 7ème Art |
En compétition En présence de Abdenour Zahzah Algérie française, 1953. À l’hôpital de Blida-Joinville, Frantz Fanon, jeune psychiatre noir, tente de soigner les Algériens de leurs aliénations lorsque la guerre surgit à l’intérieur même de ses services. Le film d’Abdenour Zahzah, très documenté, met en lumière la genèse de l’engagement anti-colonial de l’auteur de Peaux noires, masques blancs, mort à 36 ans en laissant derrière lui une pensée vivante. C’est à travers une sobre mise en scène qu’il le fait, une image noir et blanc, un rythme relativement lent, un jeu des acteurs posé, sobriété contrastant intelligemment avec la violence de ce que le film raconte. Dans ce huis clos s’invitent les sources des souffrances des patients qui ont lieu au dehors, le colonialisme et la guerre. Ecrit à partir des notes cliniques de Fanon et des témoignages de ses collaborateurs, tourné dans les lieux réels où il a exercé et avec certains non professionnels jouant parfois leur propre rôle, le film s’apparente autant au documentaire qu’à la fiction. On est saisi par l’actualité de son propos, nous renvoyant toujours plus à l’urgence de combattre les structures de domination et d’aliénation ici et ailleurs. Berlinale 2024 – Forum SN le 23 juillet 2025 |
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| Jeudi 16 octobre 2025 | |||
| 21:00 | On vous croit – Charlotte DEVILLERS – Arnaud DUFEYS – 22:18 (Belgique) |
Compétition longs métrages francophones | Cinéma 7ème Art |
AVP En compétition En partenariat avec l’association ATRE (Association Tricastine pour le Respect de l’Enfant) En présence du juge Bernard Azéma Aujourd’hui, Alice se retrouve devant un juge et n’a pas le droit à l’erreur. Elle doit défendre ses enfants dont la garde est remise en cause. Pourra-t-elle les protéger de leur père ? On vous croit est un grand film sur l’écoute. Concentré en un seul lieu (une salle de tribunal vitrée et lumineuse, tranchant avec les représentations que l’on connaît de ces endroits), il comporte une scène centrale de presque une heure, d’une intensité inouïe. Devant le juge des enfants sont auditionnés Alice, dont le fils accuse son père de viol, le père et ex-mari, et leurs avocats respectifs. Les premiers sont interprétés par des acteurs, les seconds par de vrais avocats. Le film nous offre à contempler les visages en train d’écouter, parcourus par une foule de micro signes passionnants. On nous laisse du temps pour cela, démarche rare, audacieuse, et qui fonctionne merveilleusement. Le hors champ prend une ampleur considérable. On ressort de ce film complètement bouleversés. Berlinale 2025 – Sélection Perspectives – Mention Spéciale du Jury SN 12 novembre 2025 Jeudi 16 octobre – 21h – Cinéma Le 7ème Art |
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| Vendredi 17 octobre 2025 | |||
| 15:30 | Kika – Alexe POUKINE – 17:20 (Belgique) |
Compétition longs métrages francophones | Salle Fontaine |
En compétition AVP Alors qu’elle est enceinte, Kika fait face à la mort soudaine de son compagnon. Complètement fauchée et le coeur en bouillie, elle hiérarchise ses priorités : 1. trouver de l’argent rapidement 2. sortir de la merde. Culottes sales, godes-ceintures et parents névrosés vont l'aider. Le premier long métrage de fiction d’Alexe Poukine, connue pour ses documentaires (Sans frapper, Sauve qui peut), est un film étonnant. Il commence par un coup de foudre qui nous embarque dans une histoire d’amour qui s’arrête net. Kika, assistante sociale, mère d’une petite fille et enceinte, est soudain confrontée à la précarité. La solution qu’elle trouve pour s’en sortir emmène le film encore ailleurs et explore depuis un angle atypique la question de la souffrance : comment aider et se faire aider ? Manon Clavel propose une interprétation épatante de ce personnage qui ne cesse d’être fort, dans l’action et le contrôle – jusqu’à quand, jusqu’où ? Enlevé malgré sa gravité, Kika est un film remuant. Festival de Cannes – Semaine de la Critique SN 12 novembre 2025 |
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| 17:30 | Elle entend pas la moto – Dominique FISCHBACH – 19:04 (France) |
Compétition longs métrages francophones | Salle Fontaine |
En compétition En présence de Dominique Fischbach AVP Manon, une jeune femme sourde (kiné, pilote d’avion et sportive de haut niveau) retourne en Haute-Savoie avec son petit garçon pour commémorer le souvenir de son frère également sourd, disparu prématurément. Au cours des retrouvailles avec sa famille, le film tisse une narration au présent et au passé, entre archives familiales et images filmées par la réalisatrice depuis plus de 20 ans - Elle entend pas la moto étant son quatrième film sur Manon, qu’elle a filmée enfant, puis grande sœur, puis mère. Sensuel et lumineux, situé en plein été dans la magnificence des montagnes, le film explore le deuil, l’inclusion, la transmission. Il peint le portrait d’une famille marquée par le handicap, à la recherche de réconciliation et de sens, face à l’absence. La réalisatrice a choisi l’immersion, ne faisant aucune interview ni commentaires. Nous partageons le quotidien de cette famille, au sein duquel la parole émerge. Au-delà de la question de la surdité, et de sa gestion par les institutions, Elle entend pas la moto est un très beau film sur la communication.
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| 20:30 | Love Me Tender – Anne CAZENAVE CAMBET – 22:33 (France) |
Compétition longs métrages francophones | Cinéma 7ème Art |
En compétition AVP Clémence, ex-avocate ayant choisi de se consacrer à l’écriture, annonce un jour à son ex-mari qu’elle vit des histoires d’amour avec des femmes. Il lui retire la garde de leur jeune fils, qu’ils se partageaient jusque là. Un très long combat commence pour Clémence, qui fait tout pour retrouver ses droits de mère sans pour autant renoncer à ses choix de vie. Pour son second long métrage, la jeune réalisatrice Anna Cazenave Cambet adapte l’autofiction littéraire de Constance Debré. Vicky Kriep, qui est de tous les plans, incarne magistralement Clémence, femme solide en même temps que broyée d’avoir perdu son fils. Le film se passe sur plusieurs années et parvient très bien à nous faire ressentir l’ampleur du désastre pour la mère et l’enfant de vivre si longtemps séparés. Les ellipses sont franches et les plans séquences nous laissent le temps d’entrer dans l’intimité de la protagoniste. Du 19ème arrondissement parisien où elle habite, au Sud Ouest rural où elle rend régulièrement visite à son père, à travers les saisons et leurs lumières nous suivons la trajectoire de la stoïque Clémence dans ses démarches et son cheminement intérieur. Par la force de son sujet, touchant au plus intime et à certains tabous, par l’interprétation qu’en livre Vicky Kriep, Love Me Tender ébranle profondément. Festival de Cannes – Un Certain Regard
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| Samedi 18 octobre 2025 | |||
| 18:00 | Ma frère – Lise AKOKA – Romane GUERET – 19:52 (France) |
Compétition longs métrages francophones | Cinéma 7ème Art |
AVP En compétition En présence de la comédienne Fanta Kebe Paris, Place des Fêtes, un quartier populaire du 19ème arrondissement. Shaï et Djeneba ont 19 ans et sont copines depuis toujours. L’une est encombrée par une famille étouffante, l’autre, par une trop grande solitude. Le temps d’un été, elles sont animatrices dans une colonie de vacances, dans la Drôme. Après Les Pires (que nous avions programmé en 2022), Lise Akoka et Romane Gueret continuent d’explorer le thème de l’enfance, en faisant jouer des non professionnels repérés en casting sauvage, aux côtés d’acteurs professionnels. Le jeu de chacun est tellement vrai que l’on a parfois l’impression d’être face à des scènes documentaires. Il n’en est rien, tout étant précisément écrit, à partir d’un grand travail d’immersion. Ces « jeunes des quartiers » irradient par leur beauté, leur langage, leur bienveillance, leur solidarité, simplement, sans doute, parce que l’on sait ici prendre le temps de les regarder. Il en résulte un film vivifiant, plein de grâce, de lumière, empli d’une humanité qui fait beaucoup de bien. Festival de Cannes – Cannes Première SN 7 janvier 2026 |
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| 20:00 | Météors – Hubert CHARUEL – Claude LE PAPE – tout public – 21:50 (France) |
Compétition longs métrages francophones | Cinéma 7ème Art |
En compétition En présence de Hubert Charuel Diagonale du vide. Trois amis de longue date. Tony est devenu le roi du BTP, Mika et Dan les rois de rien du tout. Ils ont beaucoup de rêves et pas beaucoup de chance. Après un nouveau plan raté, ils doivent bosser pour Tony dans une poubelle nucléaire. Jusqu'ici tout va mal… Huit ans après Petit paysan, Hubert Charuel et sa collaboratrice Claude Le Pape nous enthousiasment de nouveau avec cette autre histoire mettant en lumière des personnes dont on parle peu. Au coeur de Météors se trouve un lieu, Saint Dizier, où le cinéaste a grandi et où c’est dans les poubelles nucléaires que l’on trouve de l’emploi, et un trio d’amis. Dan souffre d’alcoolisme et Mika veut l’aider. Le film, politique à plusieurs niveaux, raconte comment il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir, ni ici ni ailleurs. Dans des décors saisissants, ville dans la nuit ou cimetière nucléaire, Tony, Mika et Dan essaient de s’en sortir avec les moyens que chacun d’eux a en sa possession. Passant d’un genre à un autre, mélo, drame social, comédie, science fiction, le film est franchement drôle et admirablement interprété. Festival de Cannes – Un Certain Regard – Prix du jury Pass Culture SN 8 octobre 2025 |
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