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| Vendredi 10 octobre 2025 | |||
|---|---|---|---|
| 20:00 | Riverboom – Claude BAECHTOLD – 21:35 (Suisse) |
Longs métrages Hors les murs | Salle polyvalente - Saint Restitut |
Afghanistan, 2002. Trois jeunes reporters montent dans une voiture pour un périple de deux mois qui va changer leur vie. Serge, un journaliste moraliste et bourreau de travail, Paolo, un photographe aussi jovial qu’inconscient, et Claude, un typographe suisse froussard. Ce dernier, entraîné dans cette aventure par un concours de circonstances, va s’improviser cinéaste. Tandis que Kaboul reçoit la communauté internationale, c’est le reste du pays que le trio explore, à la rencontre de chefs de guerre à travers des champs de mine. La peur est là, en tout cas celle de Claude, le réalisateur qui vit sa première expérience du terrain. Et c’est avec beaucoup d’humour qu’il en parle. N’étant pas missionné comme reporter, il a l’espace et la liberté de prêter attention aux à- côtés que ses compères ne voient pas ou connaissent trop pour les remarquer. Les relations entre eux sont mouvantes, ils apprennent à se connaître, se disputent, s’adorent. A la fin de ce voyage bouleversant, Claude confie tout ce qu’il a filmé à un ami pour qu’il les numérise. Ce dernier perd toutes les bobines. Il les retrouve vingt ans plus tard, et c’est alors seulement que Claude peut faire son film. C’est sa voix en off, ironique, qui guide la narration, virevoltante. Riverboom est une vraie comédie offrant une vision singulière du reporter de guerre : loin du cliché, il est ici un être fragile aussi et, partant, très humain. Festival Premiers Plans d’Angers – Prix du public SN 25 septembre 2025 |
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| 20:00 | Riverboom – Claude BAECHTOLD – 21:35 (Suisse) |
Longs métrages Hors les murs | Salle polyvalente - Saint Restitut |
Afghanistan, 2002. Trois jeunes reporters montent dans une voiture pour un périple de deux mois qui va changer leur vie. Serge, un journaliste moraliste et bourreau de travail, Paolo, un photographe aussi jovial qu’inconscient, et Claude, un typographe suisse froussard. Ce dernier, entraîné dans cette aventure par un concours de circonstances, va s’improviser cinéaste. Tandis que Kaboul reçoit la communauté internationale, c’est le reste du pays que le trio explore, à la rencontre de chefs de guerre à travers des champs de mine. La peur est là, en tout cas celle de Claude, le réalisateur qui vit sa première expérience du terrain. Et c’est avec beaucoup d’humour qu’il en parle. N’étant pas missionné comme reporter, il a l’espace et la liberté de prêter attention aux à- côtés que ses compères ne voient pas ou connaissent trop pour les remarquer. Les relations entre eux sont mouvantes, ils apprennent à se connaître, se disputent, s’adorent. A la fin de ce voyage bouleversant, Claude confie tout ce qu’il a filmé à un ami pour qu’il les numérise. Ce dernier perd toutes les bobines. Il les retrouve vingt ans plus tard, et c’est alors seulement que Claude peut faire son film. C’est sa voix en off, ironique, qui guide la narration, virevoltante. Riverboom est une vraie comédie offrant une vision singulière du reporter de guerre : loin du cliché, il est ici un être fragile aussi et, partant, très humain. Festival Premiers Plans d’Angers – Prix du public SN 25 septembre 2025 |
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| Lundi 13 octobre 2025 | |||
| 20:00 | – – 21:30 |
La Salle Valaurie | |
| Mercredi 15 octobre 2025 | |||
| 10:15 | Lads – Julien MENANTEAU – 11:46 (France) |
Longs métrages | Cinéma 7ème Art |
Ethan, 17 ans, d’origine modeste, devient apprenti-jockey dans une écurie d’obstacles, l’épreuve la plus violente du galop. Au contact des purs-sangs, il découvre le monde des courses, des paris et de l’argent. Sa passion grandit, sa frustration aussi. Courir pour gagner, mais toujours au service des autres. Bientôt il devra choisir : transgresser les règles ou sauver sa peau. |
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| 14:00 | Courts métrages "droits humains" en compétition – 0 – 15:30 |
Cinéma 7ème Art | |
| 15:45 | La danse des renards – Valéry CARNOY – 17:15 (Belgique) |
Longs métrages | Cinéma 7ème Art |
AVP Dans un internat sportif, Camille, jeune boxeur virtuose, aimé et admiré, est sauvé in extremis d’un accident mortel par son meilleur ami Matteo. Alors que les médecins le pensent guéri, une douleur inexpliquée l’envahit peu à peu, jusqu’à remettre en question ses rêves de grandeur. La boxe, les entraînements et les compétitions, sont le cadre du film. Le sport est filmé intensément, au plus près des visages et des corps si particuliers des athlètes, ici frappés, blessés, endurants. Mais le coeur de l’histoire est ailleurs, dans l’amitié entre Camille et Matteo, si puissante au début, si malmenée ensuite. Camille a t-il réellement mal alors que les médecins ne diagnostiquent rien ? Ment-il ? Somatise t-il ? Le film nous laisse notre liberté d’appréhension. A partir de son accident, le charismatique protagoniste devient fragile et son vacillement intérieur engendre toutes sortes de conséquences. A travers son histoire, ce sont les réactions du groupe autour de lui que Valéry Carnoy observe et met en scène dans ce premier long métrage captivant du début à la fin. |
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| 18:00 | Put Your Soul on Your Hand and Walk – Sepideh FARSI – 19:50 (France) |
Longs métrages | Cinéma 7ème Art |
Projection suivie d’un débat (en visio) avec Agnès Callamard « Put Your Soul on Your Hand and Walk est ma réponse en tant que cinéaste, aux massacres en cours des Palestiniens. Un miracle a eu lieu lorsque j’ai rencontré Fatem Hassona. Elle est devenue mes yeux à Gaza, où elle résistait en documentant la guerre, et moi, je suis devenue un lien entre elle et le reste du monde, depuis sa « prison de Gaza » comme elle le disait. Nous avons maintenu cette ligne de vie pendant presque un an. Les bouts de pixels et de sons que l’on a échangés sont devenus le film que vous voyez. L’assassinat de Fatem le 16 avril 2025 suite à une attaque israélienne sur sa maison en change à jamais le sens ». Cinéaste iranienne exilée, Sepideh Farsi a filmé dans l’urgence et avec les moyens du bord (deux téléphones et une connexion très fragile) le visage et les paroles de Fatem Hassouna, 25 ans, sur fond de drones et de bombes. Elle sourit beaucoup, et s’accroche à l’espoir. Mais au fil des mois, la dépression l’accable, la faim met à mal sa concentration, sa présence. Ses photos documentant le génocide scandent les échanges filmés. L’image se pose alors, le cadre est composé, immobile. Et c’est toujours le même désastre qui nous fait face. Le 15 avril 2025, la sélection du film à Cannes est rendue officielle. Festival de Cannes – ACID SN 24 septembre 2025 Mercredi 15 octobre – 18h – Cinéma Le 7ème Art
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| 21:15 | Frantz Fanon – Abdenour ZAHZAH – 22:46 (Algérie) |
Compétition longs métrages francophones | Cinéma 7ème Art |
En compétition En présence de Abdenour Zahzah Algérie française, 1953. À l’hôpital de Blida-Joinville, Frantz Fanon, jeune psychiatre noir, tente de soigner les Algériens de leurs aliénations lorsque la guerre surgit à l’intérieur même de ses services. Le film d’Abdenour Zahzah, très documenté, met en lumière la genèse de l’engagement anti-colonial de l’auteur de Peaux noires, masques blancs, mort à 36 ans en laissant derrière lui une pensée vivante. C’est à travers une sobre mise en scène qu’il le fait, une image noir et blanc, un rythme relativement lent, un jeu des acteurs posé, sobriété contrastant intelligemment avec la violence de ce que le film raconte. Dans ce huis clos s’invitent les sources des souffrances des patients qui ont lieu au dehors, le colonialisme et la guerre. Ecrit à partir des notes cliniques de Fanon et des témoignages de ses collaborateurs, tourné dans les lieux réels où il a exercé et avec certains non professionnels jouant parfois leur propre rôle, le film s’apparente autant au documentaire qu’à la fiction. On est saisi par l’actualité de son propos, nous renvoyant toujours plus à l’urgence de combattre les structures de domination et d’aliénation ici et ailleurs. Berlinale 2024 – Forum SN le 23 juillet 2025 |
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| Jeudi 16 octobre 2025 | |||
| 08:20 | Planètes – Momoko SETO – 09:36 (France) |
Longs métrages | Salle Fontaine |
Quatre graines de pissenlit, rescapées d’explosions nucléaires qui détruisent la Terre, se trouvent projetées dans le cosmos. Après s’être échouées sur une planète inconnue, elles partent en quête d’un sol propice à la survie de leur espèce. Visuellement magnifique, ce film d’animation très poétique est une tendre ode au vivant et une très belle histoire d’amitié. Chacune dotée d’un caractère particulier, les quatre graines s'entraident pour échapper à tous les dangers. Nous vibrons avec elles! |
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| 09:50 | Nos vies adultes – Alexandre HILAIRE – 10:45 (France) |
Longs métrages | Salle Fontaine |
En 1997, Alexandre, le réalisateur de ce documentaire, a 17 ans. Il est en BEP Électronique à Tournon-sur-Rhône, en Ardèche. Il n’a pas choisi cette orientation. Passionné par le cinéma, il tourne alors « Meurtre noir », un thriller amateur, avec des élèves du lycée. 27 ans plus tard, il retrouve ces images et part à la rencontre de ceux qui avaient participé au tournage : quels adultes sont-ils devenus? Quel regard portent-t-ils sur la filière professionnelle? En miroir de ces retrouvailles, Alexandre va à la rencontre des élèves d’aujourd’hui et retourne entre les murs du lycée professionnel. |
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| 14:00 | Une enfance allemande, île d’Amrun 1945 – Fatih AKIN – 15:33 (Allemagne) |
Longs métrages | Salle Fontaine |
AVP Printemps 1945, sur l’île d’Amrum, au large de l'Allemagne. Dans les derniers jours de la guerre, Nanning, 12 ans, brave une mer dangereuse pour chasser les phoques, pêche de nuit et travaille à la ferme voisine pour aider sa mère à nourrir la famille. Lorsque la paix arrive enfin, de nouveaux conflits surgissent, et Nanning doit apprendre à tracer son propre chemin dans un monde bouleversé. A compléter Festival de Cannes – Cannes Première SN 24 décembre 2025 |
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| 17:00 | Les Aigles de la République – Tarik SALEH – 19:09 (Suède) |
Longs métrages | Salle Fontaine |
AVP George Fahmy, l’acteur le plus adulé d’Egypte, accepte sous la contrainte de jouer dans un film commandé par les plus hautes autorités du Pays. Il se retrouve plongé dans le cercle étroit du pouvoir et entame une liaison avec la mystérieuse épouse du général qui supervise le film. Après Le Caire confidentiel et La Conspiration du Caire (programmé en 2022), Tarik Saleh, égyptien vivant en Suède, signe de nouveau un film épatant de maîtrise et de subtilité. Nous retrouvons Fares Fares, l’acteur charismatique qui jouait dans les films précédents. Il incarne ici un personnage complexe que le film nous laisse la mission d’interpréter. Les femmes, pareillement, sont remplies de mystère. Les Aigles de la République est un film noir dans lequel le principal ennemi du personnage est lui-même et qui pose des questions existentielles : que faire face à un système totalisant ? Résister et périr la conscience tranquille ? Céder et profiter en se trahissant ? En racontant une industrie étouffé par l’emprise étatique, Tarik Saleh rend aussi formellement hommage à l’âge d’or du cinéma égyptien (années 1950-70). Dans ses décors, nous sommes entraînés par une intrigue dense et captivante. Festival de Cannes 2025 – Compétition SN 12 novembre 2025
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| 21:00 | On vous croit – Charlotte DEVILLERS – Arnaud DUFEYS – 22:18 (Belgique) |
Compétition longs métrages francophones | Cinéma 7ème Art |
AVP En compétition En partenariat avec l’association ATRE (Association Tricastine pour le Respect de l’Enfant) En présence du juge Bernard Azéma Aujourd’hui, Alice se retrouve devant un juge et n’a pas le droit à l’erreur. Elle doit défendre ses enfants dont la garde est remise en cause. Pourra-t-elle les protéger de leur père ? On vous croit est un grand film sur l’écoute. Concentré en un seul lieu (une salle de tribunal vitrée et lumineuse, tranchant avec les représentations que l’on connaît de ces endroits), il comporte une scène centrale de presque une heure, d’une intensité inouïe. Devant le juge des enfants sont auditionnés Alice, dont le fils accuse son père de viol, le père et ex-mari, et leurs avocats respectifs. Les premiers sont interprétés par des acteurs, les seconds par de vrais avocats. Le film nous offre à contempler les visages en train d’écouter, parcourus par une foule de micro signes passionnants. On nous laisse du temps pour cela, démarche rare, audacieuse, et qui fonctionne merveilleusement. Le hors champ prend une ampleur considérable. On ressort de ce film complètement bouleversés. Berlinale 2025 – Sélection Perspectives – Mention Spéciale du Jury SN 12 novembre 2025 Jeudi 16 octobre – 21h – Cinéma Le 7ème Art |
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| Vendredi 17 octobre 2025 | |||
| 10:15 | L'été de Jayia – Olivier MEYS – 11:46 (Belgique) |
Longs métrages | Cinéma 7ème Art |
À 15 ans, Jahia a fui le Sahel en guerre avec sa mère. Tendue et déterminée, elle gère leur quotidien avec le sérieux d’un adulte. De son côté, Mila a quitté la Biélorussie avec sa famille. Curieuse, insatiable, elle vit chaque jour comme une échappée belle. Cet été-là, par delà les différences, leurs solitudes se croisent. Entre elles naît une amitié rare, intense, comme une évidence dans un monde incertain. Mais le jour où Mila reçoit une obligation de quitter le territoire, ce qui semblait inébranlable menace soudain de voler en éclats. SN 6 août 2025 Vendredi 17 octobre – 10h – Cinéma 7ème Art |
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| 14:00 | Songe – Rashid MASHARAWI – 15:19 (Palestine (état de)) |
Longs métrages | Cinéma 7ème Art |
Sami, 12 ans, est obnubilé par la recherche de son insaisissable pigeon voyageur à travers les territoires palestiniens. Persuadé que l’oiseau est retourné sur son lieu d’origine, il entame un périple le conduisant de son camp de réfugiés près du mur de séparation jusqu’à Haïfa. Il convainc son oncle et sa cousine de l’accompagner, passe la ligne « verte », entre à Jérusalem et rencontre d’autres Palestiniens. Peu importe le pigeon finalement, ce voyage apporte espoir et assurance. |
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| 15:30 | Kika – Alexe POUKINE – 17:20 (Belgique) |
Compétition longs métrages francophones | Salle Fontaine |
En compétition AVP Alors qu’elle est enceinte, Kika fait face à la mort soudaine de son compagnon. Complètement fauchée et le coeur en bouillie, elle hiérarchise ses priorités : 1. trouver de l’argent rapidement 2. sortir de la merde. Culottes sales, godes-ceintures et parents névrosés vont l'aider. Le premier long métrage de fiction d’Alexe Poukine, connue pour ses documentaires (Sans frapper, Sauve qui peut), est un film étonnant. Il commence par un coup de foudre qui nous embarque dans une histoire d’amour qui s’arrête net. Kika, assistante sociale, mère d’une petite fille et enceinte, est soudain confrontée à la précarité. La solution qu’elle trouve pour s’en sortir emmène le film encore ailleurs et explore depuis un angle atypique la question de la souffrance : comment aider et se faire aider ? Manon Clavel propose une interprétation épatante de ce personnage qui ne cesse d’être fort, dans l’action et le contrôle – jusqu’à quand, jusqu’où ? Enlevé malgré sa gravité, Kika est un film remuant. Festival de Cannes – Semaine de la Critique SN 12 novembre 2025 |
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| 17:30 | Elle entend pas la moto – Dominique FISCHBACH – 19:04 (France) |
Compétition longs métrages francophones | Salle Fontaine |
En compétition En présence de Dominique Fischbach AVP Manon, une jeune femme sourde (kiné, pilote d’avion et sportive de haut niveau) retourne en Haute-Savoie avec son petit garçon pour commémorer le souvenir de son frère également sourd, disparu prématurément. Au cours des retrouvailles avec sa famille, le film tisse une narration au présent et au passé, entre archives familiales et images filmées par la réalisatrice depuis plus de 20 ans - Elle entend pas la moto étant son quatrième film sur Manon, qu’elle a filmée enfant, puis grande sœur, puis mère. Sensuel et lumineux, situé en plein été dans la magnificence des montagnes, le film explore le deuil, l’inclusion, la transmission. Il peint le portrait d’une famille marquée par le handicap, à la recherche de réconciliation et de sens, face à l’absence. La réalisatrice a choisi l’immersion, ne faisant aucune interview ni commentaires. Nous partageons le quotidien de cette famille, au sein duquel la parole émerge. Au-delà de la question de la surdité, et de sa gestion par les institutions, Elle entend pas la moto est un très beau film sur la communication.
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| 20:30 | Love Me Tender – Anne CAZENAVE CAMBET – 22:33 (France) |
Compétition longs métrages francophones | Cinéma 7ème Art |
En compétition AVP Clémence, ex-avocate ayant choisi de se consacrer à l’écriture, annonce un jour à son ex-mari qu’elle vit des histoires d’amour avec des femmes. Il lui retire la garde de leur jeune fils, qu’ils se partageaient jusque là. Un très long combat commence pour Clémence, qui fait tout pour retrouver ses droits de mère sans pour autant renoncer à ses choix de vie. Pour son second long métrage, la jeune réalisatrice Anna Cazenave Cambet adapte l’autofiction littéraire de Constance Debré. Vicky Kriep, qui est de tous les plans, incarne magistralement Clémence, femme solide en même temps que broyée d’avoir perdu son fils. Le film se passe sur plusieurs années et parvient très bien à nous faire ressentir l’ampleur du désastre pour la mère et l’enfant de vivre si longtemps séparés. Les ellipses sont franches et les plans séquences nous laissent le temps d’entrer dans l’intimité de la protagoniste. Du 19ème arrondissement parisien où elle habite, au Sud Ouest rural où elle rend régulièrement visite à son père, à travers les saisons et leurs lumières nous suivons la trajectoire de la stoïque Clémence dans ses démarches et son cheminement intérieur. Par la force de son sujet, touchant au plus intime et à certains tabous, par l’interprétation qu’en livre Vicky Kriep, Love Me Tender ébranle profondément. Festival de Cannes – Un Certain Regard
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| Samedi 18 octobre 2025 | |||
| 14:00 | Le garçon qui faisait danser les collines – Georgie M UNKOVSKI – 15:39 (Macédoine) |
Longs métrages | Cinéma 7ème Art |
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| 16:00 | Le gâteau du Président – Hasan HADI – 17:45 (Irak) |
Longs métrages | Cinéma 7ème Art |
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| 18:00 | Ma frère – Lise AKOKA – Romane GUERET – 19:52 (France) |
Compétition longs métrages francophones | Cinéma 7ème Art |
AVP En compétition En présence de la comédienne Fanta Kebe Paris, Place des Fêtes, un quartier populaire du 19ème arrondissement. Shaï et Djeneba ont 19 ans et sont copines depuis toujours. L’une est encombrée par une famille étouffante, l’autre, par une trop grande solitude. Le temps d’un été, elles sont animatrices dans une colonie de vacances, dans la Drôme. Après Les Pires (que nous avions programmé en 2022), Lise Akoka et Romane Gueret continuent d’explorer le thème de l’enfance, en faisant jouer des non professionnels repérés en casting sauvage, aux côtés d’acteurs professionnels. Le jeu de chacun est tellement vrai que l’on a parfois l’impression d’être face à des scènes documentaires. Il n’en est rien, tout étant précisément écrit, à partir d’un grand travail d’immersion. Ces « jeunes des quartiers » irradient par leur beauté, leur langage, leur bienveillance, leur solidarité, simplement, sans doute, parce que l’on sait ici prendre le temps de les regarder. Il en résulte un film vivifiant, plein de grâce, de lumière, empli d’une humanité qui fait beaucoup de bien. Festival de Cannes – Cannes Première SN 7 janvier 2026 |
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| 20:00 | Météors – Hubert CHARUEL – Claude LE PAPE – tout public – 21:50 (France) |
Compétition longs métrages francophones | Cinéma 7ème Art |
En compétition En présence de Hubert Charuel Diagonale du vide. Trois amis de longue date. Tony est devenu le roi du BTP, Mika et Dan les rois de rien du tout. Ils ont beaucoup de rêves et pas beaucoup de chance. Après un nouveau plan raté, ils doivent bosser pour Tony dans une poubelle nucléaire. Jusqu'ici tout va mal… Huit ans après Petit paysan, Hubert Charuel et sa collaboratrice Claude Le Pape nous enthousiasment de nouveau avec cette autre histoire mettant en lumière des personnes dont on parle peu. Au coeur de Météors se trouve un lieu, Saint Dizier, où le cinéaste a grandi et où c’est dans les poubelles nucléaires que l’on trouve de l’emploi, et un trio d’amis. Dan souffre d’alcoolisme et Mika veut l’aider. Le film, politique à plusieurs niveaux, raconte comment il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir, ni ici ni ailleurs. Dans des décors saisissants, ville dans la nuit ou cimetière nucléaire, Tony, Mika et Dan essaient de s’en sortir avec les moyens que chacun d’eux a en sa possession. Passant d’un genre à un autre, mélo, drame social, comédie, science fiction, le film est franchement drôle et admirablement interprété. Festival de Cannes – Un Certain Regard – Prix du jury Pass Culture SN 8 octobre 2025 |
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| Dimanche 19 octobre 2025 | |||
| 10:30 | Spike – 11:40 |
Cinéma 7ème Art | |
A partir de 4 ans À l’occasion de la Fête du cinéma d’animation, nous proposons ces deux courts métrages des studios TAT, connus pour des films tels que Les As de la Jungle, Pil, Falcon Express..., en présence du chef compositing de ces films, qui pourra parler de son travail sur l’image. Suivez le lutin Spike et son ami pingouin pour deux aventures sur la banquise ! |
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| 14:00 | Le secret des mésanges – Antoine LANCIAUX – 15:17 (France) |
Ciné-goûter | Cinéma 7ème Art |
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| 15:45 | Promis le ciel – Erige SEHIRI – 17:17 (France) |
Longs métrages | Cinéma 7ème Art |
AVP En présence de la chef opératrice Frida Marzouk Marie, pasteure ivoirienne et ancienne journaliste, vit à Tunis. Elle héberge Naney, une jeune mère en quête d’un avenir meilleur, et Jolie, une étudiante déterminée qui porte les espoirs de sa famille restée au pays. Quand les trois femmes recueillent Kenza, 4 ans, rescapée d’un naufrage, leur refuge se transforme en famille recomposée tendre mais intranquille dans un climat social de plus en plus préoccupant. Nous retrouvons dans Promis le ciel ce que nous avions tant aimé dans le précédant film d’Erige Sehiri, Sous les figues (programmé en 2022) : une attention au réel insufflant une dimension documentaire à la fiction et conférant au film une incroyable grâce. En émigrant, Marie, Naney et Jolie ont perdu de leur lien à leurs proches restés au pays natal. Mais en tant qu’immigrées non régularisées, elles ne peuvent en créer de nouveaux dans le « pays d’accueil », en l’occurence la Tunisie. Nous ne voyons pas grand chose de la ville parce que les personnages ne peuvent pas vraiment la rencontrer. Nous restons, avec eux, en intérieurs. En passant d’une histoire à une autre, nous ressentons leurs solitudes respectives et les endroits de solidarité qui se rencontrent aussi. Qu’il s’agisse de comédienne confirmée (Aissa Maiga) ou de non professionnelle jouant presque son propre rôle (Debora Lobe Naney), chacune de ces femmes dégage une singularité marquante. « On m’a promis le ciel, en attendant je suis sur la terre, à ramer », dit la chanson dont le titre du film est extrait. Festival de Cannes – Un Certain Regard SN 26 novembre 2025 |
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| 19:15 | La femme qui en savait trop – Nader SAEIVAR – 20:55 (Allemagne) |
Longs métrages | Cinéma 7ème Art |
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